Inscription Connexion
PIRELLI
Port Trains Bus Hôtels Restaurants Bars Nightlife Casinos




Qui sont les Mbororo ?

Les populations Mbororo tireraient leur nom de la langue Falatha où Mbororo signifierait vache. Ce sont des éleveurs nomades dont la vie est très étroitement liée au bétail et au pâturage.

Il semble que pour un Mbororo, la vache est un symbole qui représente non seulement la richesse, mais aussi et surtout une garantie de sécurité alimentaire et existentielle. Dans son échelle de valeur, le Mbororo place toujours la vache en première position, sa famille en deuxième position et lui-même en troisième position.

Les Falatha sont subdivisés en plusieurs tribus dont les plus importantes sont :

- Les Houda ou Ahouda : Ces sont des Falatha de teint sombre, portant plusieurs tatouages sur le corps. Ils sont généralement riches, nomades et parfois violents. Ils sont aussi appelés Jaragena ou coupeurs de route. Leur activité principale, en plus de l’élevage, est le braconnage.

- Les Danehidi sont des Falatha de teint clair. Ils préfèrent élever des vaches de couleur blanche. Ils sont généralement paisibles. Les Danehidi se retrouvent plus au Soudan que partout ailleurs.

- Les Djakete ont aussi des teints clairs. Ils se distinguent des Danehidi par leur habitude de se tresser les cheveux et dans leur élevage, ils n’ont aucune préférence quant à la couleur des vaches à élever. Ils sont aussi nomades et se retrouvent dans plusieurs pays.
- Les Sathi et les Ebebele également de teint clair, se rapprochent plus des Djakete.

En tant qu’éleveurs, et pour la protection de leur bétail les Mbororo sont dans la plupart des cas armés. Certains disposent des armes blanches (couteaux, lances, flèches,…), d’autres portent des armes légères de petit calibre et d’autres encore, comme les Houda, ajoutent à ces deux catégories, d’autres types des armes comme des grenades.

Le nomadisme est traditionnel chez les Mbororo. Leur mode de vie est dynamique et s’adapte aux conditions d’un environnement en perpétuel changement. A cause de leur mode de vie et de leurs activités, ils sont souvent un peuple marginalisé par les politiques officielles des pays où ils sont implantés, d’où, ils développent facilement le syndrome de persécution et vivent toujours sur la défensive (autre raison pour laquelle ils sont armés). Ils n’ont pas accès aux services sociaux de base tel que : éducation, soins de santé, loisirs. Le taux d’analphabétisme est très élevé parmi les Mbororo.

Les Mbororo sont habitués à vivre en grande partie dans la brousse et l’on a la perception qu’ils ont un sens très élevé d’orientation. Parmi les Mbororo, il y aurait des Fakis ou Marabouts qui les guident en s’orientant grâce aux étoiles. Les Fakis auraient un code de communication très complexe. Lorsqu’un Faki d’un Hardo voudrait faire parvenir un message au Faki d’un autre Hardo, il rédige son message sur un morceau de bois spécial, nettoie le texte dans une eau spéciale et au même moment, le Faki correspondant reçoit le message dans son eau, répand cette eau sur son morceau de bois, et aussi tôt, le message s’y imprime.

Organisation sociale des Mbororo

L’organisation sociale et familiale des Mbororo paraît simple et ne diffère presque pas d’autres groupes ethniques africains. Les Mbororo sont subdivisés en tribus, le chef de la tribu est le Do-hardo. Chaque tribu est subdivisée en hardo (clans) dont le Chef aussi est appelé hardo. Une tribu peut compter entre 40 et 100 hardo selon son importance. Chaque hardo est subdivisé en familles et peut compter entre 3 et 5 familles. La famille est la cellule de base des Mbororo. Elle comprend les parents, les grands parents, les oncles et les tantes, les cousins et cousines, les enfants, les neveux et nièces. Ainsi, une famille comprendrait facilement 40 et 50 membres.

Activités des Mbororo

D’après les activités qu’ils mènent, les Mbororo peuvent être classés en deux groupes, à savoir : les éleveurs et les braconniers.

•Les éleveurs, qui sont les plus nombreux, sont en perpétuelle recherche du bon pâturage et d’une bonne hydrographie. Une famille Mbororo est importante, lorsqu’elle dispose d’un nombre élevé de bétail. La famille la plus pauvre est celle qui disposerait de plus ou moins cent cinquante (150) têtes de vaches. On rencontre même des familles qui comptent jusque vingt cinq mille (25.000) des vaches dans leurs cheptel (tel est le cas du Hardo DJIBIRI de Bosso à Amadi). Mais, une famille moyenne compte plus ou moins 500 têtes des vaches.

•Un séjour plus ou moins prolongé des Mbororo dans un milieu contribue à une spoliation très avancée de l’environnement (assèchement prématuré des cours d’eau, détérioration des points d’eau potable, désherbage très avancé, énormes dépôts de bouses, élimination systématique de tous les herbivores sauvages au profit des vaches). Par conséquent, ils sont obligés de changer régulièrement l’emplacement de leurs camps, ce qui justifie leur mode de vie nomade.

•Les Mbororo éleveurs sont dans la plupart des cas des métayers, c’est-à-dire que les moins nantis reçoivent des plus nantis, selon certaines règles convenues de métayage, des bêtes qu’ils feront paître dans une certaines période et qu’ils devront restituer par la suite aux propriétaires dans les stricts respects de leurs normes de métayage. Ce système fait que tout Mbororo est à mesure de se créer un cheptel.
A la naissance, chaque enfant Mbororo de sexe masculin reçoit de ses parents, selon leurs possibilités, aux moins de deux bêtes, un mâle et une femelle.

•Les braconniers seraient surtout de la tribu Houda. Ils vivent de la chasse et du pillage des vaches d’autres Mbororo. D’habitude, ils sont plus agressifs, bien dotés en équipements militaires (tenues, armes, chevaux et ânes). Les autres Mbororo les craignent et les évitent. 

Habitudes alimentaires

Les Mbororo se nourrissent principalement de la viande de boeuf, du lait et de ses dérivés. Ils mangent aussi tous les aliments consommés par les populations locales. Ils ne cultivent pas.
Pour s’approvisionner en denrées alimentaires, ils vont vers les villages et s’en procurent auprès de la population locale.

Croyances religieuses

Selon les indications de l‘enquête et la perception des populations locales interrogées, une grande partie des Mbororo seraient des animistes qui accorderaient une certaine importance aux pratiques fétichistes. Il semble, selon les enquêtés, qu’on les voit souvent se recueillir sur des tombes. Par contre, a-t-on également recueilli, d’autres Mbororo pratiquent l’Islam.

D’où viennent les Mbororo ?

Les Mbororo appartiennent au groupe des Fulbes (Falatha), l’un des plus importants groupes ethniques d’Afrique occidentale. Ils vivent dans au moins 18 Etats africains dont le Nigeria, le Niger, la Guinée, le Sénégal, le Mali, la Mauritanie et le Cameroun.

Contrairement à la majorité des Fulbes, les Mbororo ont conservé leur mode de vie pastoral, élevant leur bétail dans les vastes prairies du plateau. Dès le XIXe siècle, ils quittèrent leurs territoires situés dans ce qui est aujourd'hui le Nigeria pour s'installer dans le nord-ouest du Cameroun où ils trouvèrent beaucoup d'espaces libres. Ils vivaient aux côtés des fermiers locaux sans grands conflits ouverts, élevant leur cheptel dans la zone située entre les montagnes et les plaines. Ils sont fiers de leur identité et de leur culture caractérisée par le code du pulaaku qui enseigne l'indépendance, la discrétion et le contrôle de soi. Ils se sont convertis à l'Islam durant le siècle dernier.

Ils sont longtemps restés à l'écart des autres peuples, mais sont désormais dans une période de transition qui passe pour certains d'entre eux par la scolarisation de leurs enfants et l'abandon progressif de l'agriculture et de l'élevage.

Le texte ci-contre est un extrait d'une étude faite par
DÉSIRÉ NKOY ELELA
CONSEILLER TECHNIQUE
PROGRAMME GRANDS LACS
IKV- PAX CHRISTI PAYS-BAS

Lien vers le document complet

 

 



NOS PAGES INTERNET
Portail Internet du Cameroun
Online shopping au Cameroun


 
PORTAIL INTERNET
Annoncer sur Cameroun-plus
Statistiques visiteurs
ONLINE SHOPPING
Conditions d'utilisation
Livraisons & retours
Condifentialité
A propos
FAQ